le 27/12/2006 à 00:53 |
Contenu illicite ?
Et voilà que certains topics abandonnés redeviennent d'actualité...
On parlait ici du syndrome Clara Morgane et des actrices qui essaient de reproduire des modèles sans en avoir la classe ou les aptitudes...
Certes, Clara Morgane a tourné, après le X dans un seul film traditionnel, "Snowboarder" (2003) et encore, le rôle d'une stripteaseuse... Mais sachant qu'elle est encore égérie de l'érotisme français, ça ne choque pas.
Pour le cas d'Oksana, par contre, je trouve cela limite, dans le film "Les Truands" qui devrait sortir prochainement (17 janvier si je ne me trompe pas) avec Béatrice Dalle et quelques autres acteurs classiques français.
Pourquoi je trouve cela limite ? car elle y joue le rôle d'une prostituée qui se fait culbuter dans les toilettes. Donc, si je comprends, tel est le seul type de rôle auquel puisse prétendre une actrice X ?
Le pire, c'est que je suis certain que personne ne l'a contraint à cela.
Etait-ce donc le cachet d'actrice qui était si intéressant ? Je ne pense pas, car en contrat d'exclu chez v.com et avec ses spectacles, marrainages, et autres boissons à son nom, ça ne doit pas être sa principale motivation...
Alors, il ne me reste que penser qu'elle essaie de reproduire le "syndrôme Clara Morgane", mais avec beaucoup moins de chic et de tact. Et sans se rendre compte que le cinéma tradi se fiche d'elle en en faisant autant sur les actrices X en général.
J'en veux pour preuve cet article issu du magazine online "écranlarge" et ceux qui ne manqueront pas de sortir dans les magazines spécialisés à la sortie du film :
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Genre : Policier
Durée : 107 min
Format du film : 35mm
Format image : 2.35
Couleur
Production : La Chauve Souris / Carcharodon / Studio Canal
Sortie salles françaises : 17/01/2007
Paris, de nos jours, grand banditisme. Claude Corti, 50 ans, est l'un des rares hommes de pouvoir du métier. Proxénétisme, trafic de stupéfiants, faux billets, voitures, rackets, braquages, il sait tout ce qu'il se passe dans sa zone d'influence et prend une commission sur tout. Seule la violence lui permet de survivre. Franck, 30 ans, est proche de Corti mais tient à son indépendance. Intelligent, efficace, Claude a confiance en lui. Corti tombe et passe quelques mois en prison. Juste assez pour que ses affaires commencent à se dérégler. Complot ou simple paranoïa ?
On le pressentait après deux films plus que remarquables, Frédéric Schoendoerffer est un très grand cinéaste. Pour ceux qui en doutent encore suite à l’accueil mitigé d’Agents secrets, Truands va faire office de claque monumentale. Il y a dans ce film tout ce que l’on est en droit d’attendre du cinéma : une histoire passionnante, des personnages terriblement humains, donc forcement attachants malgré leur « métier » pour le moins sanguinaire, une introspection fascinante d’un milieu qui l’est tout autant, une pléiade de comédiens à leur zénith, sans oublier une science de la mise en scène proprement génialissime. Truands respire le cinéma par tous ses pores.
Fidèle à ce qu’il avait admirablement fait dans Scènes de crimes et dans une moindre mesure Agents secrets, Schoendoerffer opte pour un réalisme à outrance et nous plonge au cœur du milieu des truands parisiens avec un souci de véracité constamment bluffant. Contrairement à de nombreux prédécesseurs dans un domaine cinématographique ultra balisé, le jeune réalisateur ne cherche jamais à glorifier ou à rendre séduisant ces « seigneurs » du crime. Dans Truands, il n’est pas bon d’être de l’autre côté de la loi tant la violence qui y règne est à des années lumière de celle presque romantique et belle qui peut se dégager d’autres productions yankee ou asiatiques (on pense par exemple aux ballets chorégraphiques orchestrés chez John Woo). Ici, les tueries sont implacables et prendre une balle (ou surtout plusieurs) dans le ventre ou la tête n’a rien d’esthétique, c’est au contraire horrible et dégueulasse, tout simplement . En restant constamment neutre, se gardant bien de juger ces affreux personnages, tous plus pourris et retors les uns que les autres, Schoendoerffer fait de Truands un docu-fiction illustrant avec une terrible justesse le célèbre « l’homme est un loup pour l’homme » de Hobbes.
Non content de nous imposer comme il le dit lui-même un « Microcosmos chez les voyous », le cinéaste n’oublie jamais qu’il a aussi une histoire à raconter. Dans ce milieu si justement croqué et analysé, des hommes (surtout) et des femmes évoluent, s’aiment, se respectent, se jaugent et s’affrontent. Il plane sur Truands cet air de tragédie shakespearienne où l’on sent la mort planer à chaque instant au dessus de tous les personnages ; cette idée que jusqu’ici tout va presque bien mais que cela ne pourra pas durer. La roue ne cesse de tourner et le « caïd » d’un soir ne sera pas forcément en place le lendemain. Au sommet de ce sulfureux ballet morbide, gravitent des personnages incroyablement charismatiques.
D’un côté, Claude Corti, le boss, celui que tout le monde respecte et craint auquel Philippe Caubère, acteur aussi immense que rare sur nos écrans, apporte une présence inouïe - et un César du meilleur acteur, merci pour lui ! Il faut le voir dans une scène d’ores et déjà culte, péter les plombs devant ses hommes de main, les menaçant de son calibre pour finir par exorciser sa rage en culbutant sauvagement une prostituée dans les chiottes du night club (prostituée jouée avec un naturel confondant par la star du X, Oksana). La performance de Caubère tétanise au point qu’Al Pacino dans Scarface pourrait presque passer pour un enfant de chœur. L’autre personnage phare de Truands est interprété par un Benoît Magimel glacial, digne héritier d’Alain Delon dans Le Samouraï. Son Franck, tueur à gages discret et méthodique, est à l’opposé de Corti avec qui il entretient une sorte de relation filiale inavouable. Vu comme une sorte de héros romantique (mais attention, les apparences peuvent être trompeuses), Franck est celui qui a compris plus que les autres la prédominance de la loi du plus fort. Autour de ces deux figures de truands diamétralement opposées, évolue un nombre impressionnant de seconds rôles qui tous, d’Oliver Marchal en acolyte de Magimel s’évertuant à normaliser sa vie à Béatrice Dalle, la femme de Corti qui apporte la seule touche de sincérité dans ce monde de brutes, arrivent à exister à l’écran et ce, même s’ils n’ont qu’une poignée de minutes pour le faire.
Ponctué de séquences chocs mémorables – on n’est pas près d’oublier la fusillade du parking qui fait largement jeu égal avec celle de Heat -, filmé au plus proche de l’action avec une précision invisible des mouvements de caméra, magnifiquement photographié, Truands fait instantanément partie des grands films du cinéma français. Et à la sortie de la projection, on se prend à rêver de revoir tout ce « beau » petit monde dans une préquelle. À bon entendeur…ou ici plus exactement bon lecteur !
Critique rédigée le 08/12/2006
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Focalisez-vous un peu sur cet extrait :
(...) les menaçant de son calibre pour finir par exorciser sa rage en culbutant sauvagement une prostituée dans les chiottes du night club (prostituée jouée avec un naturel confondant par la star du X, Oksana)
NATUREL CONFONDANT : voilà comment réagit ecranlarge. Le reste de la presse n'en pense pas moins. Pas besoin de savoir lire entre les lignes...
Au nom d'une Carrière à "la Clara Morgane" Oksana devait-elle accepter un rôle qui favoriserait encore plus l'assimilation, par le grand public, d'une actrice X et d'une prostituée ?
Alors là, par respect pour le travail des filles du X, ça me révolte... Et je trouve que cette course à la reconnaissance et à la médiatisation hors X frôle la grave connerie...
Pire, je suis sur que quelqu'un invitera Madame Oksana pour parler de son rôle dans une émission piegeuse, et qu'elle succombera à la faveur des projecteurs....
Tout simplement navrant pour Oksana, navrant pour le X en général...
Edité le 27/12/2006 00:53, par Caerberus